La transaction faite, l'argent est versé sur un compte bancaire de la SBS (aujourd’hui UBS) à Genève, ouvert au nom d'Agnès Le Roux et de son avocat et amant Maurice Agnelet. À l’automne 1977, Agnès vit une période difficile. Elle est fragilisée psychologiquement par son conflit violent avec sa mère, mais aussi par sa relation complexe avec son amant et avocat. Tous deux décident alors de partir en voyage en Afrique, durant lequel ils passent un long temps au Kenya. Pourtant, à leur retour, leur relation semble s’être encore davantage tendue. Fin octobre, elle séjourne à Nice, mais paraît isolée, mélancolique et instable. Elle a confié une partie importante de sa fortune à Agnelet, ce qui ne manque pas de susciter l’inquiétude de ses proches.
Le 27 octobre 1977, Agnès, alors âgée de 29 ans, est vue pour la dernière fois à Nice, au volant de sa voiture, un Range Rover blanc. Selon plusieurs témoignages, elle aurait été aperçue circulant tantôt dans la région de Cagnes-sur-Mer, tantôt près de la frontière italienne. L’absence prolongée d’Agnès inquiète rapidement son entourage. Sa mère, avec qui elle est pourtant brouillée, alerte les autorités. La disparition est déclarée officiellement, et une enquête est ouverte. Dans son appartement niçois, est découvert par les enquêteurs un mot rédigé de sa main : "Désolée, je dérape. Ici se termine mon chemin. Tout est bien. Agnès. Je désire que Maurice s'occupe de tout". La police considère en conséquence l'hypothèse du suicide comme la plus plausible, d’autant que la jeune femme a déjà essayé par deux fois d’attenter à sa vie.
Dans les semaines qui suivent, la presse locale puis nationale s’empare de l’affaire, en raison du nom prestigieux de la famille Le Roux et du parfum de scandale autour du casino. Dès lors, les hypothèses se multiplient : fugue volontaire ? enlèvement ? meurtre ?
Ajouter un commentaire