Aix-en-Provence

Dans les ruelles chaudes de Aix-en-Provence, le monde n’a pas la même hauteur quand on est un chien. Tout est plus proche du sol, plus riche en odeurs, et beaucoup plus intéressant.

Le matin, les pavés encore frais chatouillent les coussinets. L’air transporte mille parfums : la croûte croustillante d’une boulangerie qui ouvre, l’ombre humide des fontaines, les traces laissées par les autres chiens qui sont passés avant. Près du grand et élégant Cours Mirabeau, les platanes laissent tomber des feuilles qui craquent sous les pattes, et les terrasses commencent à s’installer. Pour un chien, c’est le royaume des miettes.

Parfois, un parfum sucré flotte dans l’air : quelqu’un vient sûrement d’acheter des calissons d'Aix. Plus loin, devant la fraîcheur de la Fontaine de la Rotonde, l’eau chante. Les humains passent vite, mais un chien s’arrête : il écoute, il renifle, il observe les pigeons qui marchent avec arrogance.

Et puis il y a les marchés. Le sol raconte des histoires : olives tombées, fromage oublié, odeur de saucisson, et parfois la caresse d’une main inconnue. Aix-en-Provence n’est pas seulement belle, non, elle est vivante, bruissante de pas, pleine de pistes invisibles.

Le soir, quand la chaleur descend enfin, les pierres gardent encore la tiédeur du soleil. On s’allonge, le museau posé sur les pattes, pendant que les humains parlent longtemps. Les lampadaires s’allument, les odeurs deviennent plus calmes.

Et dans ce moment tranquille, le chien comme ses maîtres comprennent une chose : cette ville vaut vraiment la peine d'être visitée.

(Stationnement : Souterrain Parc Carnot, boulevard Carnot) 

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Les chiens ne sont pas toute notre vie, mais ils la rendent complète.

Roger Carras (Naturaliste américain)

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