Nichée sur les collines de Mont Boron, la Villa Roc Fleuri incarne l’élégance intemporelle de la Côte d’Azur. Construite dans les années 1920, cette demeure Art déco se distingue par son architecture raffinée et ses vues imprenables sur la mer Méditerranée. Au fil des décennies, elle est le témoin de l’histoire locale et accueille des personnalités emblématiques, dont l’acteur légendaire et son épouse, l’artiste Micheline Roquebrune, qui y résident dans les années 1970 et 1980. Aujourd’hui, la villa continue de captiver par son charme d’antan et son atmosphère unique, faisant d’elle un lieu emblématique de la Riviera française.
L’histoire commence en 1856, lorsque Robert Smith, un britannique passionné d’architecture orientale, acquiert un terrain de 22 000 m² s’étendant de la mer à la basse corniche. Il y fait ériger la Villa Smith, dans un style néo-moghol, inspiré des monuments et palais du sous-continent indien. Ce choix audacieux, rare sur la Riviera, confère à la villa une allure singulière, entre dômes, arcs en ogive et ornementation exotique, qui lui vaut plus tard une inscription aux monuments historiques.
La villa change plusieurs fois de mains au cours du XXe siècle, chaque propriétaire y apportant sa touche. Ainsi, en 1904, une nouvelle villa est construite sur les fondations de la Villa Smith pour Antoine Biancheri, dans un style Belle Époque, plus conforme aux gouts niçois : façades ornées de moulures, balcons en fer forgé, et grandes baies vitrées, volumes généreux avec salons de réception, terrasses panoramiques et escaliers monumentaux. Enfin, l’influence de l’Art Nouveau est visible dans les courbes des ferronneries et les motifs floraux.
En 1909, la villa est achetée par Georges Souchet, rentier à Cap-d’Ail, qui agrandit la demeure, avant de la revendre en 1917 au marquis Philippe Buccia, originaire de Paris. En 1921, le docteur Henri-Joseph Cottenot en devient l’heureux propriétaire et la transforme profondément : création d’un jardin paysager, suppression des baies sur la façade Est pour gagner en intimité, transformation des portes fenêtres en fenêtres sur la façade Sud, construction d’un garage surmonté d’un logement et enfin intervention de l’architecte André Godard, qui réorganise l’étage, ajoute une chambre, une salle de bains, un vestibule et une terrasse.
Ajouter un commentaire